Bonnes adresses…

Aujourd’hui une journée positive, j’ai eu un train, j’ai vu mes petits élèves, que du bonheur!

Si je fais le bilan depuis septembre, ce n’est pas si horrible que cela, de septembre à janvier, un retard de 2 heures, le vendredi un retard de dix minutes par ci par là, mais rageant dans le sens où je me lève tôt, prend un train sensé arrivé trente minutes avant et qui m’amène dix minutes avant ou juste à l’heure! C’est surtout du ressenti et de la fatigue.

Depuis janvier, c’était parfait. Les conditions climatiques ont fait basculer la donne, ce qui m’agace car la neige, l’eau, le gel existent partout ailleurs sans un tel bazar…

Bref, ce soir, j’ai juste envie de partager quelques bonnes adresses découvertes avec mes amis ici même.

Ma vie étant à Paris, elles se situent là-bas, évidemment…

Je conseille pour se régaler quelques bons plans qui comprennent aussi un menu végétarien: d’abord, le kebbab chic rue de Londres 75008, près de la gare St Lazare appelé « Our » (environ 8 à 10 euros le menu), la sandwicherie « Enzo » qui propose uniquement des produits faits maison, (même prix que « Our » avec des tarifs étudiants en prime) pas loin du lycée Chaptal,  rue Boursault 75017, vous y trouvez des sandwichs froids ou des plats chauds comme le croque saumon (ou monsieur) servis avec leur salade, et de délicieux desserts faits comme chez vous…

Enfin, en ce moment je vais souvent avec une amie (Une psychologue empathique et compétente à Paris, capable d’un réel suivi, enfin! Nicole Hortance!) dans un succulent restaurant indien place Clichy « le Marinisa » avec des tarifs de 11.50 euros à 25 euros, toujours avec entrée, plat, dessert, et des graines digestives pour finir en beauté!

Je n’en dis pas plus, histoire de vous mettre l’eau à la bouche et de tenter l’expérience vous même! Bon appétit!

Quelques photos pour agrémenter des lieux concernés:

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Si ma mémoire est bonne , il est fourchette d’or de la gastronomie indienne et pakistanaise…

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Reste plus qu’à commander…sur place ou à emporter…

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Paralysie neigeuse…

Comme beaucoup de franciliens, je me retrouve coincée chez moi pour cause de neige. Une neige prévue depuis une semaine.

Les pays de l’est, le Canada, etc, doivent être pliés de rire à voir cette pauvre France paralysée…

Sur la ligne J, ce matin, il y avait un train sur deux, sauf sur deux trajets, le mien et les Mureaux, et pas de bus pour compenser, évidemment…

J’espère pour demain une bonne nouvelle…

Au moins ma chère ligne J est conforme à l’opinion que je me suis forgée à son égard depuis septembre. (Voir Les joies de la ligne J, entre autres…).

Ce matin, j’ai pu observer le cumul de la crue de la Seine, et de la neige; l’effet est très joli, je vais vous mettre en photos…Il y a des heureux, ce sont manifestement les canards et les cygnes…

Je n’ai guère envie de m’étendre sur le sujet, cela démoralise, outre le risque de chutes, en sortant, je réalise que je risque de ne pas avoir mes enfants en garde ce week-end…

Et aussi on se sent bien seul, isolé, par exemple au travail, tout ce que ce monde égocentrique voit, (à part quelques perles d’humanité avec lesquelles je travaille, heureusement…), c’est votre absence, dans le sens du travail non fait, du service non rendu…

Quand un adulte du personnel vient me voir pour un souci, même si ce n’est pas  quelqu’un que j’apprécie spécialement, je m’en occupe et me fais sincèrement du souci, non pas parce que je suis infirmière, et donc pour jouer un rôle social attendu,  mais parce que je suis humaine, et c’est la priorité devant une souffrance extérieure à la mienne. Je ne vais pas prendre des nouvelles ensuite pour faire joli, et qu’on attend cela d’une infirmière, je sais que cette personne a compris qu’elle pouvait se fier à moi, point barre.

Je me souviens d’ aucun mot gentil, à l’exception de deux personnes,  lorsque j’ai manqué pour récupérer ma voiture juste une matinée (voirEsprits soumis qui empêchent l’humanité d’avancer…), et là, j’imagine demain si la SNCF reprend le travail…

En tout cas, ici, rien n’a fondu, du blanc partout, du silence, plus de voiture, que des piétons dehors, juste la nature, le braillement des canards, le chant des oiseaux, très délicat mais présent, voilà une ressource en ce jour inattendu…

Merci à mes amies pour leurs messages reçus aujourd’hui, beaucoup de lumière, merci…

Place aux images de ce 7 février 2018 à Meulan…

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Le parking du marché
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La Seine et la promenade ont fusionné…
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Mon parking de l’Arquebuse, encore sous l’eau, refuge des canards…

Esprits soumis qui empêchent l’humanité d’avancer…

J’aurai pu dire, esprits soumis sans esprit tout court. Une TROP GRANDE majorité de personnes concernées, à mon avis!!

La colère monte en moi comme la Seine en ce moment, c’est peu dire!

J’adore le mouton comme animal, pas comme un état d’esprit perpétuel « incarné »dans  un être humain.

Comment décrire un esprit soumis?

Il doit d’abord être docile et bien obéir sans discuter et sans comprendre pour quoi… Comme tout le monde, il se soumet d’abord aux parents, à l’école, au travail, à l’armée…Jusqu’à l’extrême!

Je précise: un esprit soumis obéit sans état d’âme, l’obéissance et le sens du devoir sont ses priorités de vie, même inconscientes. La docilité prime sur l’humanisme.  Et oui, si on commence à se poser des questions, la désobéissance, quel gros mot, pourrait vite arriver, n’est-ce pas?

Un esprit soumis a une cervelle qui fait de la chaise longue, elle ne trie aucune pensée qui s’agite, car il n’y en a pas. C’est de la mécanique, l’esprit soumis se contente de trier des dossiers, à défaut des pensées.  Il ne se questionne pas sur la morale, la justice, la logique, la réflexion. C’est fatigant.

L’esprit soumis est comme celui d’un enfant, dans le plaisir immédiat, mais lui ne grandit pas.  Il se contente de manger, dormir, se reproduire, obéir, avoir son petit confort de vie, travailler pour entretenir les très riches, payer des factures, son enterrement… Sans s’interroger UNE SEULE FOIS sur le sens de la vie, sur le sens de SA VIE. Métro, boulot, dodo, survivre, mourir en passant à côté de la vie ne semble pas tracasser l’esprit soumis. Il est endormi et résigné par nature.

Un esprit soumis est incapable de prendre une décision seule, il lui faut l’avis des autres au minima, et se mettre à l’abri derrière son chef surtout et sur tout…L’esprit soumis se délecte, se gave, d’irresponsabilité.

La non réflexion perpétuelle de l’esprit soumis est le noeud du problème.

Quand on pose des questions à un esprit soumis, il le vit mal. On l’oblige à sortir de sa torpeur intellectuelle et il vous le fait comprendre. Il adopte plusieurs types d’attitude pour montrer sa désapprobation.

Première réaction possible de l’esprit soumis à une question: l’ignorance pure et simple de votre question. Ignorance répétée quand vous osez insister, non mais, gros malotrus, va!

Deuxième réaction possible de l’esprit soumis: il répond à côté de votre question.  Très énervant, on se demande s’il le fait exprès, ce petit esprit, de répondre hors sujet. Puis on se dit, non il n’a pas d’intelligence propre, il ne peut même pas se faire passer pour un imbécile, le pauvre chéri…

Troisième réaction possible de l’esprit soumis: il devient agressif. Là, je suis émue, énervée, mais profondément touchée d’avoir provoqué une réaction d’être vivant, animé, doué d’énergie!

En fait, je vous rassure, sa cervelle n’est pas atteinte, mais son EGO (vous vous souvenez, Freud, « l’Ego, le moi, le surmoi ») est secoué. Nous pointons du doigt son inertie, un défaut, un problème qui ne doit absolument pas apparaître à ses yeux sous peine de démolition psychique! L’esprit soumis se sent agressé individuellement car on le questionne  sur quelque chose qu’il est incapable, totalement, de fournir.  Il va alors répondre bêtement, à côté, en prenant à témoin ses pairs, aussi inertes que lui au niveau des neurones, et ce pauvre hère va se sentir mieux.

Une question est toujours dérangeante pour un esprit soumis, Je ne vous dit pas l’effet produit quand on ne lui a jamais posé cette question auparavant.

Quatrième réaction possible de l’esprit soumis: la vengeance, l’esprit est peut-être soumis, obtus, stupide, mais il occupe une position de pouvoir puisqu’à un moment donné vous le sollicitez. Les esprits soumis sont majoritaires et tiennent notre magnifique société si intelligente et compatissante, ils se vengent en vous mettant des bâtons dans les roues… Ils ne comprennent peut-être pas les questions, mais ne pas vous envoyer la pièce demandée, mal vous orienter, ils savent, voire excellent!

Cinquième réaction possible, un cumul de toutes ces réactions, donc toutes prévisibles, ou alors l’esprit soumis entre en mode « bug d’ordinateur », et oui, réfléchir, c’est trop de pression!

L’esprit soumis se  retrouve à toutes les couches sociales, les simples d’esprit, comme les surdoués. Et oui, l’hyper-adaptabilité est une tare, se soumettre à un patron pervers, à une famille méprisante, tout accepter de l’autre parce que c’est conforme à la norme en rampant, ou parce qu’on veut se faire aimer,  n’est pas un choix responsable.

Prendre ses responsabilités,  cela fait mal, réfléchir tout le temps, c’est prendre conscience des injustices dans la douleur mais aussi se battre pour modifier son entourage, sa vie, c’est faire des choix.

Moi j’ai fait le mien depuis quelques années seulement, mieux vaut tard que jamais.

Il est vrai que quand je demande ma carte de sécurité sociale depuis 2015 avec le nouveau prénom, qu’on m’ignore toujours, je m’agace un tantinet… (C’est le juridique qui s’en occupe cette semaine).

Quand un employé me prévient d’un événement négatif dix jours avant qu’il arrive seulement, ce qui provoque une réaction de ma part évidemment, et qu’il me répond, c’est pas moi, c’est la faute de l’ordinateur, je m’agace aussi. (Merci de confirmer que vous êtes payé à ne rien faire, je pensais que quelqu’un appuyait sur une touche de l’ordinateur, et même, vérifiait… Et bien non…)

Quand votre voiture est enlevée du parking public à cause de la Seine, qu’on vous dit vous la récupérerez à la fourrière, ce sera gratuit, vu les circonstances, puis qu’un « grand esprit » vous sort, finalement, c’est vous qui allez payer, cela ferait trop pour la préfecture ou la mairie de prendre en charge, il y a trop de personnes concernées, vous vous agacez sérieusement. Surtout quand il est ajouté que le responsable de la fourrière n’a pas voulu ouvrir le week-end exceptionnellement, et que vous allez payer 179 euros plus 29 euros de frais supplémentaires par jour, vous avez des envies de meurtres.

Mais je me suis renseignée, devant cette évidente mauvaise volonté, il y a surtout la volonté de faire du profit sur les gens qui n’ont pas les moyens de se payer un garage…Pire, le parking soit-disant fermé officiellement, était accessible:  une jeune femme me disait que ce dernier vendredi elle avait déposé sa voiture pour une heure. EEn revenant de son rendez-vous,  constat: toutes les voitures avaient été enlevées…

La bonne nouvelle, c’est qu’on peut porter plainte, à plusieurs, le parking était ouvert, et le représentant de ladite fourrière veut faire de l’argent dessus,  hors tout ce petit monde compte sur la soumission habituelle et la discrétion qui va avec.

Un esprit insoumis suffit pour faire bouger la boue, quand est-ce que la masse endormie va se réveiller??

Je vais même faire une pétition en ligne, nous sommes nombreux, victimes collatérales de la Seine à subir, pendant que les gens se gavent d’images larmoyantes, certains juste par voyeurisme, pendant que l’Etat se frotte les mains en récoltant des espèces sonnantes et trébuchantes par tous les moyens.

Je ne suis pas au travail ce lundi, comme vous le constater, je dois régler ces problèmes d’urgence.

Je suis fatiguée, car en plus j’ai du me coltiner des jugements de valeur, « vous ne suivez pas les infos?!, etc etc.. ».

Non, il y a quelques moutons noirs parmi le troupeau, j’en fait partie.

Pas de télé, pas de radio… Je pars à 6h30, je reviens à 19h, alors les jeux télévisés, les informations centrées sur l’émotionnel, non merci…

Juste du silence, les réseaux sociaux qui informent aussi , ou de la musique, ou des conversations avec mes amis et mes enfants…

Je revendique mon droit à la différence.

Et jeudi, le parking était sec et accessible. Et beaucoup de personnes subissent puisque samedi la police municipale était ouverte et en interventions…

Voilà l’ambiance, et ras le bol des esprits soumis qui rajoutent à votre peine sans se lasser, comme si c’était leur mission de vie avant la mort…

De mon point de vue, les esprits soumis sont des zombies, impossible de les détourner de leur obsession ou de les guérir, il n’y a plus de conscience, ils ont toujours raison dans leur tête puisqu’ils sont majoritaires et s’en gargarisent, en plus.

Bonne semaine à vous, et tant pis si je dérange encore une fois, je m’exprime librement, c’est déjà une victoire.

Puisse « Dieu » me préserver d’avoir un EEGet un ECG plat en étant vivante, c’est le pire qui puisse arriver à un humain.

Je finis sur cette citation de Sartre, un grand humain,

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Evasion virtuelle en Laponie…

C’est bon pour le moral et je remercie Rose (Jeune femme, hypersensible, fille d’un père PN ayant croisé la route d’un pédophile, en pleine résilience actuellement…), de m’avoir raconté cette escapade salutaire avec tant de conviction (et de photos…), qu’elle m’a donné envie de le partager là.

Rose est donc partie en Finlande sur la période du jour de l’An, avec des températures avoisinant les moins 17 degrés à moins vingt-cinq degrés, et trois heures de jour seulement…

Un dépaysement complet, précisément situé à « Savukoski ».

Elle ressentait des craintes au moment du départ car elle craint le froid (elle adore la chaleur, le sud et ses bienfaits, en bonne toulousaine qu’elle est!). C’était un défi.

En arrivant, elle a eu l’impression d’être transportée directement dans le film « Le monde de Narnia ». Elle s’est sentie bien, en coeur avec la terre, et avec la nature comme elle ne l’a jamais ressenti avant. Elle a été bouleversée, émerveillée, et ne rêve que d’y retourner cet été.

Sa découverte a duré sept jours pendant laquelle elle a pratiqué de la motoneige, des balades en raquettes, du ski de fond, elle a appris à faire un feu dans la neige,  un voyage avec les chiens de traîneaux, puis avec les rennes…Elle a d’ailleurs récolté au passage quelques courbatures,  atténuées par son émerveillement devant la beauté des paysages… « Comme si j’étais dans une carte postale féerique de Noël… » m’a t-elle confiée.

Elle a été marquée par la pratique du sauna « traditionnel ».

D’abord un sauna bien chauffé dans lequel on évolue en maillot de bain en pleine forêt glacée. Suivi d’une sortie en maillot dans le lac gelé à quelques mètres, percé d’un trou pour l’occasion, où l’on fait trempette quelques instants. Ensuite on repart en courant au sauna et on recommence trois fois! Cette expérience a donné lieu à quelques cris, fous rires et chutes en maillot dans la neige! Il paraît que c’est revigorant et qu’on se sent en pleine forme après!

Personnellement, je ne sais si j’aurai eu le courage, mais j’ai vu les vidéos et j’ai bien rigolé tout en admirant la performance!!

Après ces émotions, il y avait des repas bien chauds, des soupes de poissons très épaisses…

Le dernier jour, elle a reçu un baptême par un chamane dans une sorte de « tipi » comme ils ont là-bas.

Elle m’explique le déroulement: il faut s’asseoir, ce sont d’abord les hommes qui entrent, puis les femmes, et les enfants entre les deux parents. Personne ne parle sauf le chamane.

Ensuite, tout le monde humecte ses lèvres dans un bol contenant du lait de rennes chaud, puis les gens se passent du bois de rennes de mains en mains en faisant un voeu silencieux.

Enfin, le chamane passe voir chacun en faisant deux points de peinture sur le visage des adultes, et un point de peinture sur le nez pour les enfants.

Avant de partir, tout le monde se lève en mettant la main droite sur le ventre et en s’inclinant pour remercier.

C’est ce qu’on appelle un baptême lapon.

Ce séjour l’a marqué profondément, elle rêve d’habiter en Laponie, carrément.

Le retour à l’aéroport de Paris a été si violent qu’elle en a pleuré et ressent une nostalgie de cet endroit. Heureusement, ses proches, la famille de son petit ami l’entourent de tout leur amour pour se remettre dans cette ville citadine bruyante et matérielle.

Pour moi, son récit est une bouffée d’air pur car depuis la rentrée les « normo pensants » me deviennent de plus en plus insupportables, je ne vois que leur manque de rapidité, de compréhension, d’empathie et leurs mensonges quotidiens.

Alors merci Rose de ce voyage, si je ne peux me le payer, j’ai rêvé mieux qu’avec un reportage télévisuel tant tu as su me transmettre ton vécu et ton énergie!

Des photos dont Rose m’a fait cadeau…

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Cette dernière photo ne provient pas de son portable, mais j’en ai vu des pareilles dessus…

Réflexions sur la tradition de se souhaiter la bonne année etc

Certes, c’est charmant, c’est mignon de recevoir des bons voeux.

Franchement, attendre un jour dans l’année précisément pour des bonnes résolutions et dire « je pense à toi » , ce n’est pas mon genre.

En effet, je souhaite le meilleur pour mes proches, mes amis, moi- même, toute l’année.

Les personnes que je n’apprécie pas, je ne tiens pas spécialement à leur souhaiter une bonne année parce que c’est la tradition. Et au travail, je ne le dirai pas spontanément, ni aux impôts, ni au syndic, ni aux relations simples, que cela plaise ou non, je m’en fiche royalement.

Je répondrai poliment si on me le dit, que je rassure les plus à cheval sur les principes…

Cependant, je préfèrerai toujours l’être au paraître, n’en déplaise à la majorité bien-pensante, quoi que les termes « penser bien »ne me semblent pas convenir…

C’est subjectif, cela va de soi…

Je lutte déjà contre moi pour ne pas leur souhaiter du mal, donc faut pas exagérer!

Je pense aussi aux personnes âgées dont je m’occupais pour qui les fêtes et les bons voeux étaient une angoisse, et dont une partie étaient envoyée aux urgences par les enfants, (constat fait par les médecins et collègues depuis quelques années) toujours en ces périodes pour des prétextes fallacieux.

Ces traditions représentaient le miroir de leur solitude et de leur vieillissement dans notre société robotisée, mais gardienne de traditions qui ne font plus sens pour grand monde apparemment.

En plus, le temps est relatif et les dates de calendrier varient d’une culture à l’autre.

Pour ma part, j’espère pour vous  gagner en humanité, tolérance et surtout intelligence (cela devient difficile de penser au milieu de crétins qui se croient sortis de la cuisse de Jupiter…), nouvelle année ou pas, tout est dans la continuité.

La priorité pour chacun, chacune, selon moi, pour être heureux, c’est s’aimer en priorité pour ensuite donner aux autres sans se sacrifier, mais dans la sincérité désintéressée, pour ne jamais tomber dans le  « Syndrome du sauveur » soignants et/ou surdoués.

Nous ne sommes pas des robots (enfin, pas tous), donc s’autoriser à pleurer, à être en colère si besoin pour évacuer les émotions négatives, et ne jamais baisser les bras devant l’adversité. S’autoriser des découragements, oui, mais pour mieux repartir ensuite. Et enfin, regarder en face les bienfaits de la solitude hors de cette société agitée, m’as-tu vu, et incohérente.

Prenez le temps de vivre sans copier l’autre, et à votre rythme surtout.

Bonne année 2018, révélez-vous à vous…

Je vous aime, et avec moi, ces mots ne sont pas vides de sens!

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Recette expéditive d’une compote de pommes…

Une recette qui correspond à mon tempérament: simple, rapide, efficace et incisive!

Les ingrédients: uniquement des pommes!

Chez mes parents,  en l’occurrence, des pommes du jardin.

On lave, on épluche, on coupe en morceaux, on met dix minutes au micro-ondes.

C’est fini, et c’est très bon!

Pour les plus gourmands, présenter la compote dans des coupes, saupoudrer de chocolat en poudre, et ajouter une montagne de chantilly!

Bon appétit!

 

JOYEUX NOEL

Bonjour, un réveil matinal pour vous souhaiter un très bon Noël, que ce soit un moment de bonheur, de repos, de recueillement, que ce moment est un sens pour vous ce 25 décembre.

Bon courage aux travailleurs ou aux solitudes non choisies car elles sont alors une souffrance. Souvenez-vous, la roue tourne, et notre état d’esprit, qui ne doit pas dépendre des autres mais bien de nous même, compte beaucoup dans notre perception de la vie et du bonheur.

Le bonheur n’est pas dans la dépendance mais dans le partage, et la joie d’être en bonne santé, de voir, de respirer, d’entendre le chant des oiseaux, et de manger un repas chaud bien à l’abri.

Ce midi, chez mes parents,  repas en famille dans la bonne humeur et le respect!

Bisous joyeux Noël à tous et toutes!

Quelques photos que je partage volontiers avec vous!

 

 

Les joies de la ligne J, entre autres…

J’avoue, nous sommes dimanche et j’ai déjà une pensée émue à l’idée de prendre la ligne J demain; j’en ai une petite larme à l’oeil…

Je suis perplexe devant tant de recherche dans l’imprécision, d »incertitude, et de mauvaise foi dont sait faire preuve la SNCF, quasiment tous les jours.

Une des élèves de « prépa », « haut potentiel  » et avec qui j’ai sympathisé, me racontait qu’elle était arrivée en retard avec le RER A la semaine dernière… Elle a fait la queue vingt minutes à un guichet de la gare du nord pour obtenir un justificatif pour son retard (pour les classes préparatoires, c’est absolument obligatoire), la réponse décérébrée au possible qu’elle a eue: « ben non, je vous donne rien moi, tout le monde est au courant qu’il y a une grève ».

Cela va vous paraître incroyable, mais quand j’habitais Paris et que j’utilisais uniquement le métro et la marche à pied, j’ignorais totalement les grèves et autres spécialités de la SNCF (je n’écoute pas les informations par choix car elles sont toujours négatives, sombres, jouant sur les émotions d’une manière malsaine…)

Sachant l’importance d’obtenir ce mot pour expliquer pourquoi elle a raté un examen, elle a été à un autre guichet où elle  n’a pas obtenu gain de cause sous prétexte que « cela ferait trop de monde à qui donner un justificatif… »

Au fait, ils sont payés pour quoi à l’accueil?

Nous payons soixante quinze euros vingt cents mensuels pour quel service rendu exactement?

Entre les retards de cinq, dix, trente minutes; les trains supprimés (souvent le vendredi, c’est étrange…); les grèves, les incidents voyageurs, les fuites d’eau (le médecin scolaire a été, selon ses propos, dans une pataugeoire pendant tout le trajet sur sa ligne J la dernière fois…), cela devient angoissant d’arriver à la gare.

Je suis totalement convaincue que la SNCF veut travailler moins pour gagner plus, tout en ayant de sérieux avantages pour eux…

En effet, le personnel de cette merveilleuse société voyage gratuitement, et a droit à des logements de fonction et je pense qu’au niveau salaire ce n’est pas la catastrophe non plus.

L’activité favorite de cette entreprise consiste, semble t-il, à  prendre en otage les voyageurs infortunés dans tous les sens du terme puisque leur carte « navigo » augmente tous les ans, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente.

C’est notre punition à tous, pauvres voyageurs!

En tant que fonctionnaire, je vais être notée sur ma ponctualité à la fin de l’année scolaire; et à moins de trouver un jet privé ou une barque pour remonter la Seine, je suis mal partie pour cette notation…

Veuillez noter, messieurs-dames, que je prends le train de 6h38, censé arriver à la gare St-Lazare à 7h35, à quelques minutes de mon lieu de travail à pied. Je commence mon travail à 8h00 officiellement.

Depuis septembre, je ne suis pas arrivée une semaine de cinq jours d’affilée à l’heure!  Et je ne parle pas des fois où le distributeur de tickets de train est en panne…C’est trop de travail à gérer pour les agents de la ligne J, je le crains!

Si je suis la logique de la SNCF, il faudrait que je me lève à quatre heure du matin pour avoir une chance d’arriver à temps!

Dans ce cas là, il ne me reste plus qu’à faire une grève de la faim pour attirer l’attention des médias sur les abus de la société ferroviaire. Et encore, lors d’événements graves, tout le monde s’émeut, mais aucun acte concret, aucune solution, ne surgit.

Je suis à un point où je suis dans un état extatique quand je vois un contrôleur car ils sont synonymes d’un train qui arrive à l’heure. Les autres fois, ils sont invisibles…

Encore une fois, je me demande à quoi cela sert-il d’être hypersensible dans un monde de « moutons de Panurge », de rentabilité, et de contradictions, si on ne peut rien y changer et se contenter de subir.

Les autres ne suivent pas, certains ne pensent même plus, ou sont résignés. A quand la grève générale de la carte Navigo et des tickets de transport?

Sur ce, bonne soirée et bon courage pour demain à mes copains et copines de galère!

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Oui, je serai comme eux, pour de vrai, c’est trop louche…
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Je le pense déjà, surtout que mon trajet s’est allongé avec les nouveaux horaires…

 

 

Fille d’un père « pervers narcissique »

Un témoignage dans la même lignée que Jeune femme, hypersensible, fille d’un père PN ayant croisé la route d’un pédophile, en pleine résilience actuellement…

La jeune fille qui me raconte son histoire ici se nomme Caroline, son prénom a été modifié à sa demande aussi.

Elle a dix-neuf ans, elle est hypersensible, elle a un frère de seize ans diagnostiqué haut potentiel officiellement, et une petite soeur de treize ans, adorable et dynamique , pour reprendre ses dires!

Elle est à Paris pour sa formation professionnelle car elle est originaire d’une grande ville de province.

Caroline a pris conscience de « l’état » de son père quand elle avait seize ans, avant elle était sa « princesse », « sa merveille », ensemble contre tous (et contre la mère)…

Elle a commencé à réaliser l’antagonisme entre les paroles de son père, les mots doux dits en public et les paroles contraires dans la vie privé.

A l’époque, la mère de Caroline a été hospitalisée rapidement et en urgence car une grave maladie a été détectée.

La maison a  privée de la présence maternelle pendant plusieurs mois.

Son mari, toujours très démonstratif à l’extérieur, se posait en victime en disant qu’il était seul, travaillait à plein temps,  et s’occupait des enfants de A à Z âgés de seize ans, treize ans, et dix ans à l’époque.

Le tout suscitait l’admiration de la famille et des amis pour ce dévouement sans limite. Evidemment, le PN aime flatter son Ego et détourner l’attention des autres vers lui au lieu de « la vraie héroïne », la maman ici…

Je précise que cet homme a un statut social enviable, il est bien rémunéré et respecté de ses collègues pour qui il semble un homme « parfait ».

Sauf que Caroline, à seize ans, se retrouve à faire le ménage, le repassage, les repas de famille, l’aide aux devoirs, la gestion des conflits des plus jeunes et le réveil de tout le monde le matin, du jour au lendemain,  pendant que papa fanfaronne son extraordinaire dévouement à l’extérieur, devant elle, sans qu’elle ose le démentir ou se plaindre.

Elle est déstabilisée, inquiète et fatiguée, elle garde tout pour elle.

A la maison, il ne parle pas de son épouse ou de ses éventuels soucis quant à la santé précaire de cette dernière, excepté en société, où il se présente comme le mari éploré, rongé par le mal qui torture la « femme de sa vie »…

Caroline ne reconnaît plus son père, elle ne le comprend pas.

Quelques mois après le retour de sa maman à domicile, encore très fatiguée, son père manifeste le désir d’une « retraite spirituelle » chez les moines.

J’ai oublié de vous informer que dans son image d’homme bien sous tout rapport, ce monsieur affiche une croyance très ostentatoire  (catholique pratiquant) et il est très présent dès qu’il s’agit de faire du bénévolat et d’aider sa paroisse. C’est un membre très actif et dévoué à son prochain, en apparence.

Seulement Caroline va faire voler cette image et en ressortir brisée,  en découvrant que son père, en guise de retraite spirituelle, est avec la meilleure amie de sa mère, mariée elle aussi.

Choquée, elle ne le dit pas à sa mère.

En revanche, elle en parle à son père, qui nie tout en bloc, malgré l’évidence.

C’est encore une tactique  de PN pour faire douter l’autre, le déstabiliser. Et pour la jeune fille, cela fonctionne, forcément.

Pour lui faire peur, il fait envoyer des menaces contre elle par autrui. C’est-à-dire que des amis de son père envoient des SMS à Caroline. Là aussi, c’est très PN, utiliser les autres pour passer un message sans dire à la personne directement les faits.

Dans l’intimité, il l’insulte, la traite de « merdeuse ».

C’est fini le temps de la « princesse »…

Une fois que le PN se sait « démasqué », il révèle son vrai visage à la victime qui finit d’achever cette dernière.

En général, celle-ci n’est pas crue tant l’emprise du PN sur son entourage est forte.

Il apparaît comme l’homme bienveillant et bienfaisant par excellence.

Ici, on a  un père qui a un réseau social et familial  intense, un métier reconnu, face à une adolescente de seize ans, qui semble perturbée, qui va t-on croire en premier?

Vous avez deviné la réponse.

Longtemps après, un soir que sa mère et sa fratrie étaient absents, il a été violent  pour la première fois physiquement avec sa fille Caroline.

Du coup, elle a craqué et rompu le silence en narrant tout à sa mère ensuite.

Passé le choc et les larmes, sa mère a interdit au père d’approcher des enfants, elle a appelé le mari de sa meilleure amie pour le prévenir de la trahison de sa femme. Il a pensé qu’elle délirait et a accusé Caroline de mentir et de provoquer des histoires graves, d’autant plus que le mari et l’épouse volage continuaient à nier.

Plusieurs mois se sont écoulés, le père de Caroline s’est retiré de sa vie et de celle de sa mère sans manifester des regrets ou du chagrin d’abandonner une femme malade avec ses trois enfants, rejetée par les autres car désignée comme menteuse et manipulatrice.

Quelque temps après, le mari  se manifeste et change radicalement  d’attitude en faisant son « mea culpa », en pleurant, en s’excusant, en reconnaissant avoir trompé sa femme avec l’amie du couple…. (Le fameux « chaud » et  » froid » émotionnel infligé par le PN à ses victimes).

La famille ne cède pas, le divorce se fera au détriment de la mère qui a perdu beaucoup d’argent et une majeure partie de son héritage.

La mère est toujours malade et assume la charge familiale en reprenant cahin, caha le travail entre deux hospitalisations, et chaque mois elle doit se battre pour que le père de Caroline donne la pension alimentaire.

Pendant ce temps, monsieur a emménagé en couple avec la meilleure amie de sa mère. Il communique très peu avec Caroline, et quand il la voit c’est pour distiller des remarques négatives et lui faire…la morale!!!

Caroline et sa petite famille se reconstruisent  psychologiquement dans l’amour, le partage, la spiritualité; et pour sa mère, en se battant avec courage et détermination dans sa maladie.

Caroline étant une jeune adulte très positive, optimiste, avec un amoureux aux petits soins pour elle, croque la vie à pleine dent!

Merci à elle pour ce témoignage précieux!

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Un témoignage poignant et positif!

Une jeune femme de dix-neuf ans, déscolarisée depuis un an, et qui reprend son année de terminale, a été envoyée à l’infirmerie car elle s’est mise à pleurer pendant qu’elle effectuait sa demande de bourse auprès de la secrétaire…

Je lui ai demandé l’autorisation de publier son témoignage qui relate comment toucher le fond, se retrouver dans les foyers et des familles d’accueil, puis renaître?

Elle a accepté, je lui ai choisi le pseudo de Salomé.

La première chose qui m’a frappé en la rencontrant, c’est sa maturité et sa détermination, malgré l’apparente fragilité émotionnelle, qui me fait dire qu’on entendra parler d’elle à l’avenir… Son rêve étant de devenir ingénieur spécialisée dans le développement durable. Pour réaliser son rêve, elle vise une école unique en France qui se trouve à Lyon. Ce qui a fait rebondir mon étudiante infirmière qui vient de …Lyon! Encore un heureux hasard!

Et bien , je peux dire qu’elle revient de loin.

A l’origine, elle était une élève brillante selon les critères de notre « chère » éducation nationale, jusqu’en quatrième, avec une moyenne générale d’environ 16/17 sur 20.

L’année de ses treize ans, conséquence d’une histoire familiale douloureuse, elle a été placée par l’Aide Sociale à l’Enfance,  en foyer d’hébergement pour mineurs, en urgence. Là, cela a été le début de la chute pour elle dans tous les sens du terme.

Elle m’explique que dans le foyer toute sorte de population est mélangée: les enfants dont les parents n’ont pas les moyens financiers, les enfants qui sont maltraités, les délinquants, etc.

En bref, on constate une concentration de jeunes en souffrance qui mènent les règles au foyer. C’est simple, pour être accepté dans le groupe, il faut  au minimum fumer, et fumer des joints.

Le trimestre suivant, la chute des notes et l’absentéisme ont commencé, car, pour se faire intégrer, aimer, il était bien vu par ces jeunes en déroute de ne pas briller scolairement. Salomé me dit aussi qu’en commençant à devenir dépendante des produits, , l’envie de s’investir ailleurs part petit à petit. Elle ajoute qu’il est impossible de travailler en rentrant du collège, les autres jeunes ne la laisseraient pas faire.

A sa grande surprise (et celle du foyer et de l’assistante sociale qui la suit!), elle obtient son brevet avec mention et passe alors au lycée en seconde générale.

Elle entre au lycée et entre aussi en période de stress, et de dépression qui l’amènent à se voir prescrire des médicaments de plus en plus lourds (régulateurs de l’humeur, anxiolytiques, antidépresseurs), qui s’ajoutent à sa dépendance au cannabis. Elle est toujours en foyer, et peu à peu, tout en maintenant la moyenne au niveau des notes grâce à ses capacités cognitives indéniables, elle perd l’envie de vivre.

Elle fera une première tentative de suicide, où sera découverte sa dépendance.

Elle sera sevrée et replongera dès sa sortie.

Salomé me confie que l’on se sent tellement mal, qu’on est heureux d’avoir une béquille médicamenteuse et de  moins souffrir.

Maintenant, elle me dit qu’elle réalise que c’est une fuite des problèmes et que dans la vie il faut affronter le problème. La solution se trouve en se battant seule, mais qu’il lui a fallu tout ce parcours pour le comprendre.

Au bout de la énième tentative de suicide, elle sera envoyée dans un foyer pour mineurs au fin fond de la Creuse, en pleine campagne avec des chevaux et d’autres compagnons de galère (mélangés aussi, parents défaillants, maltraitants, délinquants, enfants handicapés).

Sauf que le propriétaire qui les hébergent est alcoolique , et que la fille de ce dernier donne des ordres aux jeunes pour faire le ménage, à manger, etc…  Ils sont en quelque sorte, selon les mots de Salomé, des « esclaves modernes ». Un des mineurs fera une fugue peu après l’arrivée de Salomé puis dénoncera cet état de faits aux gendarmes.

Elle sera ensuite placée dans une famille d’accueil dans la Creuse car ce foyer, après enquête et confirmation des faits, sera fermé.

La bonne nouvelle, c’est que la personne qui la recevra, une infirmière à la retraite, sera réellement bienveillante, et elle d’ailleurs toujours en contact avec elle!

Salomé replongera dans ses addictions une dernière fois dans la Creuse,  se sentant malheureuse au lycée où elle et deux autres personnes noires subiront du racisme (elle est originaire d’Inde), elle ressentira le besoin de s’échapper par le biais des produits.

A dix-huit ans, elle quittera sa famille d’accueil pour revenir à Paris, où elle sera en partie SDF ( elle dormira la nuit dehors), en partie chez sa mère,  (qui ne s’occupe pas d’elle) ,  tous les trois jours environ pour prendre une douche…

Là, contre toute attente, c’est un dealer qui la sortira de la drogue. Il s’était attaché à elle et ne voulait pas qu’elle continue. Il lui a dit, « je vends la mort », je veux que tu sortes de là, je vais t’aider ». Il a réussi le sevrage, mais surtout il a réussi à qu’elle n’ait plus du tout envie de replonger, là où l’hôpital a échoué auparavant.

Depuis la rage de vivre et de s’en sortir l’habitent, après un ultime coup dur de son adolescence, le décès brutal de son père l’année dernière. Il était « réfugié politique », et Salomé était un bébé de trois mois, à son arrivée en France.

Avec la mort de son père et l’atteinte de sa majorité, elle s’est retrouvée « sans papiers. »

Depuis un an, livrée à elle même, elle fait toutes les démarches administratives, elle a bientôt abouti, sa carte de séjour est imminente, et elle a trouvé un foyer de jeunes travailleurs « mixte », comme elle dit, où elle côtoie des étudiants ou des gens qui travaillent  dans une ambiance calme et chaleureuse.

Elle est autonome totalement pour gérer son budget, parfois elle pleure encore le soir, car c’est très difficile d’être entièrement seule à dix-neuf ans, et de gérer tout comme un adulte (rendez-vous médicaux, administratifs, courses….)

Là, elle venait s’inscrire au lycée, seule, mais pleine d’espoir, en terminale S, et émotionnellement, c’était très fort.

Récemment, elle a contacté le conservatoire où une famille d’accueil l’avait inscrite en cours de piano quand elle était petite. Elle avait acheté une guitare d’occasion aussi pour plutôt suivre des cours de guitare, pour que cela lui soit accessible financièrement et lui change les idées.

Le professeur était parti à la retraite, mais il y avait un groupe de musique « soul » à qui il manquait une guitariste et une chanteuse. Ils lui ont proposé d’être la chanteuse, elle a essayé. Tout s’est si bien passé qu’elle s’est retrouvée sur scène. Là, elle vient d’enregistrer en studio,et en parallèle,  elle a participé au film « human »…

Elle explique que tous ces événements positifs lui sont arrivés quand elle a repris espoir, repris sa vie en main, et qu’elle a osé surtout.

Elle a osé sortir et aller de l’avant.

Il paraît que je suis la deuxième ou troisième personne qui lui demande de témoigner et de transmettre ce message d’espoir. Elle aimerait d’ailleurs agir concrètement pour donner de l’envie aux jeunes dans les foyers.

Elle sera éternellement reconnaissante au dealer qui lui a sorti la tête de l’eau. Et moi, je dis bravo à cette jeune fille qui a su éveiller l’humanité qui était en ce vendeur de désespoir!

Nul doute qu’elle aura son baccalauréat, et sans doute avec mention. La vie ne lui a pas fait de cadeau mais quelle jeune femme merveilleuse, c’est du bonheur de discuter avec elle. Salomé est solaire et avoir frôlé la mort lui a donné un appétit de vivre monstrueusement contagieux!

Mon étudiante infirmière, du même âge, était impressionnée. Quand Salomé est sortie de l’infirmerie, elle m’a dit » Je ne me plaindrai plus, je vais relativiser maintenant… » Inutile de vous dire la tête que nous avons faite quand mes élèves habituels qui pleurnichent souvent pour pas grand chose car trop « pourris, gâtés » par la vie, ont pris le relais…

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